truismes et truelles


Un mois en Europe de l’est plutôt centrale

Si silence radio il y a eu au mois d’août, c’est bien parce qu’il n’y a pas internet en Europe centrale, tout le monde sait ça !

Je connais un polonais qui va se sentir visé donc je rectifie le tir tout de suite : l’URSS c’est bien fini ! Et ces pays n’ont rien à envier à la campagne française (le PIB par habitant pragois est même supérieur à celui de toutes les régions de France en dehors de Paris).

Tout ça pour dire qu’on est allés en Belgique ;) .

En fait le point de départ de notre petit périple le 1er août était Cologne. Et parce que Aix la Chapelle c’est beau, j’y suis retournée avec Jon. Cette fois on est entrés dans la cathédrale, très bizantine et totalement hors du commun, bien plus belle que celle de Cologne pourtant lieu le plus visité d’Allemagne. De là, nous nous sommes rendus en Belgique donc. Je ne connaissais pas du tout, j’avais vu à peine quelques photos de Bruges mais je m’attendais pas du tout à voir de si belles villes flamandes. Bruges évidemment égale à elle-même, belle et touristique, mais Gant et Anvers ont été deux bonnes surprises, avec leur vieux centre-ville flamand, leur beffroi, et un plus pour Gant : le polyptyque de l’agneau mystique peint par Hubert et Jan Van Eyck en 1432, dont le thème principal est la rédemption de l’humanité grâce au sacrifice du Christ.

Après une petite semaine passée en Belgique, à boire de la bière (bien meilleure que l’allemande) et manger des moules et du waterzooï, on est partis pour l’Allemagne, direction Bad Soden am Taunus, chez Guénolé et Julien. En chemin on a fait un petit stop à Koblenz, pas fou en soi mais sympa. Là bas à Bad Soden, c’est-à-dire aux portes de Frankfurt / Main, il y a “la maison des fous” d’après nos hôtes, qui s’avère être une maison d’Hundertwasser (cf Vienne).

Au départ de Bad Soden, nous avons pu visiter Mayence et Wiesbaden, assez décevants, sauf peut-être la cathédrale de Mayence qui a un petit quelque chose original avec son gros clocher et sa couleur rose.

Notre étape suivante, Bamberg, se situe dans le Nord de la Bavière. Bien sûr, premier jour de camping, premier jour de pluie. Mais ça ne nous a pas empêché de voir le plus beau village (en réalité ville) d’Allemagne. Classé à l’Unesco Bamberg a été épargné par la guerre car pas du tout industrialisé et tant mieux ! Plus de 2000 bâtiments historiques, on en retient surtout l’hôtel de ville construit sur l’île de la Regnitz.

A côté de Bamberg, Bayreuth, ville surtout connue pour son festival de Wagner, est également bien conservée et harmonieuse mais moins pittoresque que Bamberg.

D’Allemagne, nous sommes allés à Prague, pour y passer 3 jours bien pluvieux. Peut-être à cause de la météo la ville s’est révélée moins attrayante que prévu. Beaucoup de touristes, un centre historique beau mais très petit, le pont St Charles en travaux et le château décevant, nous ont laissé sur notre faim. On a donc mis le cap sur l’Autriche, pour visiter Vienne. Ville au demeurant sympatique mais un peu morte, heureusement nous y avons découvert Hundertwasser (et fait le lien avec Bad Soden), et visité une belle expo “Vienne 1900″ avec principalement des tableaux de Klimt et Schiele.

Dans la banlieue de Vienne, Bratislava :) très agréable, petits porches romans, rues pavées et places ombragées, avec surtout à 10 km le château de Devin, au confluent du Danube et de la Morava. Citadelle du IXème siècle, sur son piton rocheux, elle fut détruite par les troupes de Napoléon mais ses ruines se visitent encore et ont de la classe !

Budapest a été notre point de chute suivant (et on a encore dû changer de monnaie ! Vivement que l’euro soit adopté). Notre camping était situé dans les collines de Buda (très forestières) complètement bucolique avec ses cabanes de trapeur hongrois… A voir à Budapest : les synagogues, dont la plus grande d’Europe, qui ressemble étrangement à une église, et les bains thermaux, un poil kitsch mais comment résister à une piscine à 38° ?

En raison d’un mariage à Wroclaw en Pologne le 22 août, nous avons quitté Budapest pour tracer tout droit vers le Nord : la vallée d’Orava, dans les Mala Fatra, dans le nord de la Slovaquie et à la frontière polonaise. De belles montagnes verdoyantes et peuplées d’ours mais surtout des châteaux forts (Oravsky Podzamok…) et un skansen original Vlkolinec, un des points forts de notre parcours.

De là nous avons pu rejoindre Wroclaw à temps pour le mariage.

On a bien mangé, bien dansé, bien bu (surtout certains).

Puis on a dérivé vers l’est polonais : Katowice (moche mais logement fourni par la tante polonaise de Jon), Promnice (manoir de chasse à colombages et têtes de cerfs), Pszczina (skansen artificiel dans le parc du château), Auschwitz (no comment) et enfin Cracovie. On a passé nos derniers jours dans l’ancienne capitale polonaise, très belle, bien plus agréable que Prague, un château digne de ce nom, un vieux centre authentique et mignon avec la halle aux draps sur la grand’place, l’hôtel de ville, de belles rues et surtout des pierogi aux fruits rouges…

Le retour s’est fait avec un petit détour berlinois, pour voir notre copine Camille et faire honneur au Mittenmang (oui le bon manger c’est important ;) !)



Pourquoi les noms croates finissent en ic ?
juin 22, 2008, 12:08
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Et pourquoi les noms polonais finissent en ski et ska pour les madames ? Je me suis posée cette question en regardant l’Euro 2008 (parce que oui, j’étais pour les croates) et j’ai cherché du coup sur internet, tout ça pour tomber sur un forum avec la réponse “parce que ça fait partie de leur identité.” La bonne blague. S’ils ont cru que j’allais en rester là, ils se sont trompés ! J’ai regardé dans un dico comment on disait “fils” en croate, on sait jamais, mais ça se dit “sin” : fausse piste. J’ai fini par trouver des informations sur un site traitant des origines des noms de famille.

Je cite : “Le “ić” proviendrait, selon certains, de la contraction de “Mali”, qui signifie “petits”, sous-entendu descendants, comme le id chez les Grecs, tels “Atrides” pour les descendants d’Atrée. Ainsi, pour les descendants de Jovan, cela donne “Jovanov mali”, ce qui, contracté, donne “Jovanović”. Mais il faut distinguer deux catégories : ceux qui se finissent en “ović” ou “ević” et ceux qui se finissent en “ić” sans être précédés par “ov” ou “ev”. En Croatie, cette dernière catégorie est la plus courante, de même que chez les Serbes de Krajina. En revanche, en Serbie et au Monténégro, les noms en “ević” et “ović” sont beaucoup plus courants. En Bosnie, c’est assez variable.” (source : all4you)

Quant aux noms polonais, des gens disent que le ski c’est “fils de” et ska “fille de” mais j’ai des doutes puisque fils en polonais se dit syn. Du coup il existe une autre explication, le suffixe “ski” transformerait un nom en adjectif, par exemple un nom de ville en nom d’habitant (cf : polski) et comme c’est adjectif, ça explique l’accord avec le genre.

Les gens qui en savent plus sont invités à laisser des commentaires !

J’ai un ami qui m’a demandé aussi comment on appelait les habitants de Glasgow… réponse : les Glaswegiens. Et voilà !



Petit séjour en Pologne
mai 26, 2008, 9:39
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J’ai été très agréablement surprise par la ville de Poznan !

Evidemment, en 3 heures de train depuis Berlin, on perd 20 degrés, et à la frontière le ciel se couvre et il se met à grêler. La bonne blague ;-) . Il fait beaucoup plus froid c’est vrai, mais aussi c’est plus à l’est et c’est plus la campagne que Berlin, donc ça peut s’expliquer sans microclimat.

Mais la ville est belle globalement, il y a eu beaucoup de reconstruction à l’identique après la guerre, ce qui conserve le charme de la ville. Un point noir cependant, tous les fils électriques qui strient le ciel de la ville et gâchent un peu les photos. Il y a beaucoup de vielles maisons de style hollandais on dirait, et des églises d’influence italienne, toujours pleines d’ailleurs : le 22 mai est un jour férié en Pologne (et dans certains Länder d’Allemagne), l’équivalent en français est la Fête-Dieu… Ça se traduit par des messes toute la journée et une procession qui bloque le tramway vers midi.

la place carrée de Poznan

Un obstacle cependant à une visite de la ville en toute simplicité : la barrière de la langue. Même en parlant allemand et anglais, pas toujours facile de demander son chemin ou d’acheter à manger ! C’est aussi une raison pour laquelle ma soeur a du mal à gérer l’équipe de Polonais qui travaille temporairement pour Zingaro. La communication n’est pas bien fluide…

En tout cas, ce court séjour m’a bien donné envie de découvrir un peu mieux ce plat et boisé pays.

Truisme du jour : ne pas se fier à ses préjugés. SURTOUT en ce qui concerne la Pologne ;-)



Les relations franco-polonaises
mai 20, 2008, 2:29
Classé dans : pologne

et je parle en connaissance de cause ;-)

Demain je pars en Pologne pour la première fois de ma vie. C’est un pays que j’ai hâte de découvrir, mon copain est pas mal polonais et donc j’en entends parler (beaucoup), mais je voudrais me faire ma propre opinion. Pour l’instant tout ce que je connais de la Pologne c’est : sa mère, sa tante et son mari chasseur, une de ses copines d’enfance qui est à Sciences Po, la bouffe (les cornichons, les saucisses roulées dans le charbon, la soupe à la betterave et j’en passe), la politique, et globalement c’est tout. Ah non la religion aussi :-) j’allais oublier feu JP II.

Demain je pars en Pologne pour la première fois de ma vie et sans mon copain. Je vais voir ma sœur qui est en tournée à Poznan avec Zingaro. Elle gère (je crois) l’organisation de la tournée là bas et n’en peut plus des Polonais, évidemment à l’arrache, c’est pas le tiers monde certes mais faut pas non plus se faire d’illusions sur leurs moyens financiers.

Je vous raconterai de quoi ça a l’air.